A l'origine, le mouvement « gyaru » en France n'était pas très connu, le manga Gals! à permit un essor fulgurant de l'engouement des françaises vers ce style. L'attitude fonceuse, déterminée, drôle et juste de son héroïne, la leadeur des gals de Shibuya, Ran Kotobuki, a su conquérir le c½ur de beaucoup de françaises qui ont voulu s'identifier à elle. Ce manga a créé la curiosité par rapport à cette mode appelée « Ko-gal » dans la B.D.
La présence du blog
Ganguro aux riches informations, créé par Scalpa sur skyblog, à permis de combler cette curiosité et de continuer à l'entretenir.
Base de la base, du mouvement français, ce blog est la « Bible » de toute personne s'intéressant de loin ou de près à cette mode dite « gyaru », venant du terme anglais « gal » signifiant jeune fille.
Bien que la 1ère version ait été effacée par son créateur, la 2ème a les informations nécessaires pour comprendre la naissance et l'évolution de cette mode. Cette seconde version est principalement axée sur les « gyaru next gen' », terme inventé par Scalpa, pour caractériser l'évolution des « gyaru ».
Les premières personnes connues à avoir ce style en France sont
Dyu,
Greg et les
Heaven-T. Mais aujourd'hui il y en a beaucoup d'autres !
Depuis la présence de la Heaven-T dans les amis de Ganguro, nombre de rageux apparurent mais aussi d'autres circles à tous les coins de la France.
La « sphère gyaru » s'agrandit de plus en plus, des blogs naissent toutes les semaines avec ce style comme thème principal.
Cette mode se démocratise petit à petit, grâce notamment à la mode qui évolue. On voit de plus en plus de minijupes et shorts, de couleurs peps, de talons colorés. Les imprimés léopards et les couleurs flashy sont devenus tendances et les coiffures sont de plus en plus structurées. Les garçons commencent à prendre vraiment soin d'eux, les filles font plus attention à leur look et osent enfin sortir du lot.
Les problèmes avec tout style qui commence à naître, ce sont les remarques de certains, les préjugés d'autres et les incontournables rageux engendrés. Oui, on ne peut pas lutter contre la nature humaine, c'est un fait.
Cependant, c'est avec les critiques qu'on avance et avec toutes ces critiques reçues, le mouvement a beaucoup avancé, en se remettant en cause, eux et tout ce qu'ils prônent. Cela ne se voit pas forcément mais je peux vous le dire, en ce moment un travail colossal se fait derrière l'écran, In Real Life comme on dit.
De notre part, de celle de la Heaven-T, de tout les circles francophones, mais aussi de la part de toutes ces personnes aimant ce style et ceci peut se faire rien qu'en l'aimant.
Pour cela il faut qu'on s'unisse, vraiment. Pas seulement en apparaissant ensemble sur un même blog, comme sur
All-Gyaru-in-France, mais en faisant des actions intelligentes.
Par exemple avec le mot « circle » on s'est mises d'accord, pour toutes l'utiliser à la place de « gal-sa » et ceci pour éviter de copier mot pour mot car en fin de compte un circle de chez nous, n'est pas un gal-sa japonais. Les règles, recrutements, évents, soirées,... ne se passent pas du tout pareil. Il ne faut pas se mentir combien d'entre nous sont allé voir comment c'est dans un gal-sa ? Ce que ces filles font réellement durant un évent ? Peu, voir même aucune.
On n'est pas non plus des gyaru, il ne faut pas se voiler la face. Qu'on soit occidentale, asiatique, africaine, métisse, ou même japonaise du moment où on a était élevé en France, on a forcément une culture française et pas japonaise.
On n'a pas ce besoin de défier l'opinion publique, de sortir du rang, de se trouver un clan où l'on est acceptées par les vêtements, le maquillage, l'attitude comme le font ces filles au Japon.
En France au pire, on te regardera mal et on te jugera, là-bas c'est "exclusion" de la société.
On peut avoir l'apparence, l'attitude, le style de vie, tout, tout d'une gyaru, mais en France tu ne seras jamais une VRAIE Gyaru.
L'imitation, c'est une des choses les plus idiotes qu'on puisse faire alors qu'au contraire, l'inspiration est la base de toutes nouvelles choses.
Comme m'a dit Dyu un soir, lorsque je lui parlait d'un français qui avait du mal à devenir gyaru-o :
« un gaijin ne pourra jamais avoir LE truc des gyaru-o... Il y a une attitude, un charisme.
En France on connais pas assez tout ça, pour pouvoir ne serai-ce que les imiter, c'est ce qui donne l'impression de mauvaise copie.
Ce que je dirai à ces jeunes, c'est d'adopter un style qui s'y rapproche, mais sans trop aller sur LA gyaru-o attitude. »
Pour finir cet article je n'ai qu'une chose à dire:
Ne nous fixons pas comme but de ressembler au maximum de par l'attitude ou le style, aux gyaru vues dans les magasines, mais celui de créer un nouveau style et un mouvement avec ses propres codes qui serait inspiré du monde des gyaru.